Chez « VotreEspace Services Internet », nous utilisons la plupart du temps des logiciels et ressources à sources ouvertes (Open Sources) ou nommés logiciels libres. Cependant en entreprise le concept « source libre » est souvent compliqué à comprendre et peut amener à des décisions sans fondement.
Voici une affirmation que j’ai entendue très souvent de la part de grandes entreprises et instituts gouvernementaux. Toutefois rarement entendue de la part des PME, pour la simple et bonne raison qu’une PME qui est dirigée par un petit nombre de personnes se fie plus souvent aux experts ou font les recherches par eux-mêmes. De ce fait, ils trouvent les ressources qu’ils ont besoin, qu’elles soient libres ou propriétaires. La nature même de l’affirmation vient d’une mauvaise compréhension de la différence entre sources et données. Certains techniciens ne comprennent pas que si les sources sont ouvertes, les données ne le sont pas. Les sources libres sont seulement la méthodologie de l’utilisation des données; les données, elles, sont fermées ou protégées.
Prétendre qu’un logiciel à sources libres est moins sécuritaire qu’une alternative à source propriétaires fermée est une aberration en soi. Il y a autant de sécurité du côté sources libres que du côté propriétaire à sources fermées. La seule différence est le sentiment de fausse sécurité que le technicien ressent d’avoir une entreprise technique supportant le système utilisé. Un mauvais technicien utilisera donc le propriétaire d’un système à sources fermées tel une « bouée de sauvetage » intellectuelle ou un bouc émissaire potentiel.
Voilà la plus grande différence entre les 2 systèmes. Il est vrai que lorsque qu’un système ou un logiciel est en sources libres, c'est habituellement avec une fondation de création telle la fondation Mozilla pour Firefox. Il n’y a alors pas de « compagnie maitresse » qui possède et entretient le code. Dans un système à source libre, c’est une communauté de programmeurs qui créent et entretiennent le code créé, la fondation ne fait qu’opérer la source à distribuer. Puisqu’il n’y a pas de compagnie maitresse, il n’y a pas une seule source à consulter pour nos problèmes techniques, tel un numéro 1-800 d’une entreprise par exemple. Et c’est là où semble être le principal problème. Un technicien ou ingénieur ne pouvant pas trouver la tête du système rapidement peut en déduire qu’il n’y en a pas.
Contrairement aux systèmes propriétaires, le soutien technique n’est pas unique. Il y a beaucoup d’entreprises et d’individus qui peuvent vous fournir du soutien sur un système à sources libres. La concurrence du libre marché vous offre donc plus de choix et de qualité sur le soutien et l’aide technique de votre système. Le soutien technique et la maintenance du code n’étant pas faits par une compagnie maitresse, il ne faut pas chercher la tête directrice, mais bien une des branches! Un système à source libre est visuellement plus comme une « étoile de mer » dans laquelle chaque bras possède sa propre partie de connaissance.
De plus, cette diversité technique et le code maitre ouvert sont une assurance en cas de problème grave de la compagnie maitresse. Qu’arrive-t-il si l’entreprise maitresse de vos systèmes disparait du jour au lendemain? La plupart du temps, lorsqu’une entreprise propriétaire d’un logiciel en source fermé meurt, les logiciels meurent aussi avec elle. Toutefois, un système à source libre peut créer une nouvelle branche par de nouveaux acteurs, revivre par un autre groupe ou tout simplement continuer d’évoluer par une communauté diversifiée. C’est le cas frappant d’un système appelé « OSCommerce ».Le projet est mort en 2004, mais la communauté le soutien encore à ce jour, ce qui fait que les utilisateurs n’ont pas eu à transiter vers un nouveau système avec les coûts qui s’y rattacheraient.
Oui et non, bref, c’est une alternative. Je ne suis pas un « pasteur » qui n’a foi qu’en les logiciels libres. Il faut bien évaluer ses besoins et trouver la meilleure solution qu’elle soit libre ou propriétaire. Il ne faut juste pas tomber dans le piège d’avoir de préjugé envers l’un ou l’autre.